CLARA BENECH
Musicienne, enseignante au Conservatoire à rayonnement intercommunal Jean-Wiener de Pont-de Claix, animée du principal souci de transmettre des connaissances sans se prendre au sérieux.
JEAN-PIERRE BOBILLOT
Poète bruyant. Non-métricien tendance pro-Dada, chercheur de poux. Pousseur de bouchons.
Il destine ses textes à la “lecture/action” (en public) et à la “recréation sonore” (en studio).
Il se définit comme un “formaliste lyrique” : ce qui n’exclut ni la crispation intime ni le concassage phonétique ni l’implication géopolitique. A co-dirigé en 1999, avec Bernard Heidsieck, le colloque Poésie sonore / Poésie action à Cerisy-la-Salle.
Il a publié, entre autres : Le Massacre du Printemps (Derrière la Salle de bains, 2002 [avec CD]), Eff&,mes Rides (L’Atelier de l’Agneau, 2005 [avec CD]), Y a-t-il un Poème dans le recueil ? (Voix, 2009), Prose des Rats (L’Atelier de l’Agneau, 2009), et bientôt : News from the POetic front (Le Clou dans le fer). Avec Sylvie Nève : Les « Congés » de Jean Bodel (Centre Régional de la Photographie Nord/Pas-de-Calais, 1993), PoèmeShow (Les Contemporains favoris, 2000 [avec CD] ), etc. On peut le lire également dans l’anthologie : 111 poètes d’aujourd’hui en Rhône-Alpes (Maison de la Poésie Rhône/Alpes, Saint-Martin d’Hères, 2005).
Professeur de Littérature française à l’Université Stendhal Grenoble-III, il a publié de nombreux articles sur la poésie de 1870 à 1913 et sur les avant-gardes du XXeSiècle, notamment les poésies visuelle et sonore : l’ensemble propose une histoire alternative de la poésie, considérée d’un point de vue matérialiste et, en particulier, médiologique.
Il intervient également à l’Université Populaire de Lyon et à celle de l’Isle d’Abeau.
Auteur de : Bernard Heidsieck Poésie Action (J.-M. Place, 1996), Trois essais sur la Poésie littérale (Al Dante, 2003), Rimbaud : le meurtre d’Orphée (Champion, 2004), Poésie sonore. Éléments de typologie historique (Le Clou dans le fer, 2009), et bientôt : La Voix réinventée. Essai de médiopoétique (Métis Presses). Il se consacre également à la réédition et à la réévaluation de l’œuvre de René Ghil : Le Vœu de Vivre (Presses Universitaires de Rennes, 2004 [avec CD]), De la Poésie Scientifique (Ellug, 2008), etc.
POÉSIE = du Bruit dans la pointCom !
THOMAS BURKOVIC
Psychanalyste, membre de l’Association de la Cause Freudienne Rhône-Alpes, médecin et psychiatre de formation, enseignant à la Section Clinique de Lyon (sous les auspices de l’Université de Paris VIII), Antenne de Grenoble.
L’évenement Sigmund Freud et l’enseignement de Jacques Lacan nous ont permis d’entrer de plein pied dans la modernité qui est la nôtre et de nous y reconnaître comme un acteur engagé. Toutefois notre participation à l’Université Populaire s’inscrit plutôt dans une dimension éthique qui est celle de la psychanalyse elle même : l’art d’un Bien Dire et l’exigence d’une transmission possible qui subvertirait l’acte de parler. Cette transmission est faite en direction d’un public exigeant et bien sûr curieux. Aussi “ les pouvoirs de la parole ” et le paradoxe d’un réel politique de l’Inconscient nous engagent à en tirer toutes les conséquences.
L’Université populaire nous offre aujourd'hui l’opportunité de soutenir et d’interroger ce qui ne nous est pas permis d’oublier et qui est ce qui suit : nous ne serons et ne demeurerons des femmes et des hommes que pour autant que nous continuerons à le vouloir ainsi.
LAURENT DARTIGUES
Ingénieur agronome, sociologue, chargé de recherches au C.N.R.S.
A travaillé au Nord Viêt Nam sur un projet de développement agricole, expérience marquante ayant débouché sur des études en sciences sociales et une thèse sur les orientalistes au Viêt Nam durant la période coloniale. Travaille actuellement sur les modes de gouvernance des corps en suivant sur la longue durée le fil des savoirs criminologiques.
Je n’expliciterai pas toutes les déterminations qui président à mon désir de faire vivre l’UPG, pour au moins deux bonnes raisons : ils me sont en partie opaques, ils relèvent de mon jardin intime. Je puis néanmoins en dire ceci : j’ai le sentiment vif, toujours tendu, que produire et transmettre la connaissance a quelque chose à voir avec ce projet indéfiniment en construction qu’est la démocratie, en ce sens où ce geste de production/transmission est une expérience aventureuse, un cheminement incertain fondé sur le doute, la critique, l'imaginaire, la patience.
MARYVONNE DAVID-JOUGNEAU
Philosophe
Agrégée de philosophie en 1962, Maryvonne David-Jougneau soutient à une thèse de sociologie « Contribution à une théorie de la dissidence » en 1986 (Paris V). Elle introduit le concept de « dissidence institutionnelle » (Revue française de sociologie, 1988) et poursuit depuis sa recherche au travers de nombreuses publications, dont trois livres :
- « Le dissident et l’institution ou Alice au pays des normes »(1990), L’Harmattan
- « Antigone ou l’aube de la dissidence »(2000), L’Harmattan
- « Socrate dissident. Aux sources d’une éthique pour l’individu citoyen », (2010), Actes Sud/Solin
Parallèlement, de 1989 à 1993, comme assistante à la Faculté de Droit de Genève, elle s’intéresse aux différentes « logiques de communication » dans la résolution des conflits, en particulier à la « médiation » dont elle dégage les présupposés philosophiques dans différents articles dont l’un d’eux remonte aux sources grecques : Ulysse, médiateur ou comment sortir de la logique de la vengeance : analyse d'Ajax de Sophocle, (Droit et Société, 1995). Elle a participé, en tant que philosophe et sociologue, à la formation de médiateurs et coordonné un ouvrage collectif, publié chez ÉRÈS : « Médiation familiale : regards croisés et perspectives » (1997).
Son dernier livre sur Socrate s’inscrit dans sa recherche sur la dissidence, mais prend surtout racine dans la fréquentation passionnée de la Grèce antique au travers des textes, philosophiques ou littéraires, dans lesquelles elle découvre la matrice des fondamentaux de notre culture, dont celle de « la dissidence ».
SITE : http://www.david-jougneau.fr
JEAN-MICHEL HAINQUE
Musicien
Le plaisir de transmettre un savoir. Cette phrase résume bien la raison de mon adhésion à l’Université Populaire.
Les recherches que j’effectue dans la musique nécessitent toujours d’aller dans de nombreux domaines : histoire, physique, acoustique, psycho-acoustique, culture et traditions, esthétique etc. Rendre accessible à des non spécialistes des études assez techniques est très intéressant. Cela nécessite de faire une recherche concrète de l’explication d’un phénomène et non plus seulement de poser des formules, certes justes, mais très théoriques.
Arriver à une bonne compréhension du problème abordé en faisant une synthèse de tous ces éléments, procure un grand plaisir. Celui-ci, comme la musique, n’en a que plus de valeur s’il est partagé.
Pour en savoir plus :
jm.hainque@infonie.fr
HENRI JACQUIN
Psychologue clinicien, psychanalyste, enseignant à la Section Clinique de Lyon (sous les auspices de l’Université de Paris VIII), Antenne de Grenoble.
DAVID MARRON
Enseignant dans le secondaire et docteur en Arts du spectacle, David Marron poursuit ses recherches sur les dramaturgies et les mises en scène dans l’opéra et le théâtre musical des XXe et XXIe siècles ainsi que sur les pratiques expérimentales et les processus de créations artistiques (poésie, bande dessinée, musique, danse, cinéma et arts plastiques), dans le cadre de l’équipe de recherche E.CRI.RE (E.A. 3748 Traverses 19-21 / Université Stendhal – Grenoble 3).
DOMINIQUE SAINTE-ROSE
Philosophe
DELIA STEINMANN
Psychanalyste, membre de l’Ecole de la Cause Freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse.
Elle enseigne à la Section Clinique de Lyon (antenne de Grenoble).
Sa participation à l’Université Populaire de Grenoble obéit au désir de partager l’enseignement tiré de l’articulation de la théorie psychanalytique (telle qu’elle est éclairée par ce que Jacques-Alain Miller appelle « l’orientation lacanienne ») et de sa pratique professionnelle au quotidien. Ce nouage permet de saisir les répercussions du traitement psychanalytique sur la sphère sociale et sur la position de chaque personne analysée dans sa communauté. Dans ce sens, la place de la psychanalyse dans les conférences-débats de l’UPG n’est pas celle d’un enseignement destiné à former des praticiens. Elle vise plutôt à faire offre d’une réflexion sur le savoir extrait d’expériences de cures psychanalytiques, afin de témoigner en quoi le traitement de l’Inconscient peut faire reculer certaines formes d’ignorance.
FEDERICO STEINMANN
Avocat au Barreau de Grenoble.
Sa participation à l’Université Populaire est motivée par son expérience quotidienne d’avocat généraliste, particulièrement intéressé par les matières à fort contenu humain : droit pénal, droit de la famille, droit du travail …
Convaincu que la Justice n’est « Juste » que si elle est comprise par celui qui la demande ou qui la reçoit, son objectif est de démythifier un système parfois obscur mais souvent empreint d’idées reçues.
Le témoignage qu’il partage fait référence aux grandes affaires médiatiques, mais également aux dossiers du quotidien, afin d’illustrer les mécanismes judiciaires.
Dans le cadre de l’Université Populaire, il se considère plus comme un intervenant que comme un enseignant.
NICOLE TREGLIA
Psychanalyste, psychologue, Membre de l’Ecole
de la Cause Freudienne et de l’Association
Mondiale de Psychanalyse, enseignante en clinique psychanalytique à la Section Clinique de Lyon (sous les auspices de l’Université de Paris VIII), Antenne de Grenoble.
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